Photographie © antonia bozzi
"J’aimerais assez que le
théâtre soit une chose naturelle et jubilatoire. Il faut que le spectateur soit touché au
plus vif, emporté dans le
phénomène sans réfléchir.
J’aime que le théâtre mette
en jeu le désir le plus fort."
" Mon horizon s’est élargi.
Je suis devenu plus attentif
et plus sensible au pouvoir du texte, à la fonction de la parole comme au geste des hommes. La poésie, la fable, le réalisme de
la représentation et les acteurs, leurs qualités de présence et de jeu, l’humanité qu’ils révèlent, m’importent désormais de
façon
prééminente "
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Philippe Adrien se tourne jeune vers le théâtre. Comédien, assistant à la mise en scène d'Yves Robert et Jean-Marie Serreau, il est très tôt repéré comme auteur : La Baye (créé au festival d’Avignon en 1967), Albert 1er, Les Bottes de l’ogre, Le Défi de Molière (au C.D.N. de Reims), La Funeste passion du professeur Forenstein (au Théâtre des Quartiers d'Ivry).
Son parcours de metteur en scène alterne les textes dramatiques - Molière (George Dandin, Dom Juan, Monsieur de Pourceaugnac, Le Malade imaginaire), Jarry (Ubu Roi), Claudel (L’Annonce faite à Marie), Beckett (En attendant Godot), Copi (L'Homosexuel), Werner Schwab (Excédent de poids, insignifiant : amorphe et Extermination du peuple), Shakespeare (Hamlet et Le Roi Lear), Gombrowicz (Yvonne, princesse de Bourgogne), Tchekhov (La Mouette et Ivanov), Feydeau (Le Dindon) -, et les adaptations - de Kafka (Une visite, Rêves pour lequel il reçoit le Prix de la Critique, et Le Procès), Hervé Guibert (Des Aveugles), Amos Tutuola (L'Ivrogne dans la brousse), Joseph Conrad (Le Projet Conrad, un avant-poste du progrès)...
En choisissant de grands auteurs comme Brecht, Beckett, Claudel, Shakespeare, Racine, et récemment Tchekhov, il révèle son goût pour une poésie dramatique aux forts accents philosophiques, religieux ou politiques. Mais il s’intéresse également aux auteurs contemporains (Copi, Armando Llamas, Hervé Guibert, Enzo Cormann, Werner Schwab, Jean-Louis Bauer...). Kinkali d’Arnaud Bédouet, reçoit en 1997 les Molière du meilleur spectacle de création et du meilleur auteur. Le Dindon de Feydeau obtient quatre nominations aux Molières 2011 : Molière du théâtre public, Molière du metteur en scène - Philippe Adrien, Molière du Jeune talent masculin - Guillaume Marquet (lauréat) et Molière du décorateur / scénographe - Jean Haas.
En 1981, il prend la succession d'Antoine Vitez à la direction du Théâtre des Quartiers d'Ivry.
Il est professeur d’interprétation au Conservatoire National d’Art Dramatique de 1989 à 2003, et l’auteur de Instant par instant, en classe
d’interprétation, aux éditions Actes Sud-Papiers.
En 1985, il fonde l’Atelier de Recherche et de Réalisation Théâtrale, à la Cartoucherie de Vincennes.
Depuis 1996, il dirige le Théâtre de la Tempête.
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