Qui lit le roman de Cervantes va découvrir nombre de scènes d’une imparable drôlerie, y suivre une évolution très circonstanciée et précise de la relation entre le maître et le valet, se retrouver ahuri par une construction narrative d’une liberté et d’une complexité merveilleuses. Don Quichotte prétend défendre les opprimés, mais il est fort rare qu’il ne se trompe pas d’ennemi. Il lui arrive même de punir qui ne le mérite pas et de laisser filer des méchants. L’agressivité totalement irréfléchie du « chevalier à la triste figure » le conduit à se précipiter dans des conflits qui le plus souvent tournent au désastre. Mais à quoi tient la prégnance du mythe ? Jamais peut-être le nom de Don Quichotte n’a été aussi souvent mentionné que ces derniers temps. Imaginons qu’un groupe de sdf, et précisément l’un d’eux qui est aveugle, lise le roman de Cervantes… Après Le Malade imaginaire et Le Procès, la nouvelle réalisation de Philippe Adrien avec la compagnie du 3eŒil. >> consultez la bande-annonce du spectacle...
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